27.07.22
20:05

USA: la Fed relève de nouveau ses taux de trois-quarts de points

La banque centrale américaine (Fed) a annoncé mercredi une quatrième hausse d'affilée de ses taux directeurs, les relevant de trois quarts de point de pourcentage pour les situer entre 2,25% et 2,50%, et prévoit de poursuivre ce mouvement face à l'inflation qui reste très élevée.

"Les récents indicateurs de dépenses et de production ont ralenti. Cependant, les créations d'emplois sont restées robustes ces derniers mois, et le taux de chômage est toujours bas", a commenté la Fed dans un communiqué publié à l'issue de la réunion de son comité monétaire (FOMC).

Il s'agit de la quatrième hausse des taux consécutive: un quart de point en mars, un demi-point en mai, et de trois quarts de point en juin - sa plus forte hausse depuis 1994.

"Le comité monétaire anticipe que de nouvelles hausses des taux directeurs seront appropriées", est-il précisé.

La banque centrale, qui procède habituellement par hausses d'un quart de point, a frappé fort, pour tenter de juguler une inflation qui a atteint en juin un nouveau record depuis plus de 40 ans, à 9,1% sur un an.

Et le comité monétaire assure de nouveau être "très attentif aux risques d'inflation".

L'objectif de ces hausses de taux est de rendre le crédit plus onéreux pour faire ralentir la consommation et l'investissement et, in fine, desserrer la pression sur les prix.

La décision a été prise à l'unanimité des 12 membres votants. Le comité monétaire était au complet, sans siège vacant, pour la première fois depuis 2013.

Le président de la Fed, Jerome Powell, tient une conférence de presse à 18H30 GMT.

La Fed espère réussir un "atterrissage en douceur" mais le ralentissement économique tant attendu pour faire baisser les prix pourrait s'avérer trop fort, ce qui pourrait peser sur le marché de l'emploi, voire précipiter la première économie du monde dans une récession.

Les taux directeurs avaient été abaissés en urgence entre 0 et 0,25% en mars 2020, pour soutenir l'économie face à la crise du Covid-19, et sont restés dans cette fourchette jusqu'en mars dernier.

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