03.07.22
13:29

Géorgie: une nouvelle manifestation pro-UE attendue aujourd'hui

La Géorgie a demandé à adhérer à l'UE en même temps que l'Ukraine et la Moldavie

Des militants pro-européens ont appelé dimanche à un nouveau grand rassemblement à Tbilissi, la capitale de la Géorgie, pour demander la démission du gouvernement accusé d'avoir échoué à obtenir le statut de candidat à l'UE.

Fin juin, l'Union européenne n'a pas accordé à cette ancienne république soviétique du Caucase, cible en 2008 d'une offensive armée russe, le statut de candidat et a demandé au préalable d'importantes réformes. 

Par la suite, plusieurs dizaines de milliers de personnes, à l'appel de l'ensemble des formations d'opposition, ont manifesté contre le parti au pouvoir, Rêve géorgien, accusé de dérive autoritaire et d'avoir détérioré la relation avec Bruxelles.

Les organisateurs de ces manifestations ont exigé que le fondateur du parti Rêve Géorgien, le milliardaire Bidzina Ivanichvili, lâche le pouvoir. Il est considéré comme l'homme fort du pays, même s'il n'a plus de fonction politique officielle.

"Nous demandons que l'oligarque Bidzina Ivanichvili renonce au pouvoir exécutif et le transfère, en respectant la Constitution, à un gouvernement d'union nationale", ont-ils affirmé samedi dans un message sur Facebook. 

Selon eux, un nouveau gouvernement doit "mener les réformes demandées par l'UE et qui nous apporteront automatiquement le statut de candidat à une adhésion à l'UE".

La Géorgie, un pays bordant la mer Noire et réputé pour sa culture culinaire et ses paysages montagneux, a demandé à adhérer à l'UE en même temps que l'Ukraine et la Moldavie, deux autres ex-républiques soviétiques, quelques jours après l'attaque du Kremlin contre l'Ukraine le 24 février. 

Le 23 juin, les dirigeants européens ont accordé ce statut à Kiev et Chisinau, mais pas à Tbilissi, tout en reconnaissant la "perspective européenne" de la Géorgie, une annonce saluée comme "historique" par la présidente géorgienne Salomé Zourabichvili. 

Bruxelles demande à Tbilissi des réformes pour renforcer la justice, la liberté de la presse, le système électoral, et lutter contre les oligarques, dans un pays régulièrement secoué par des crises politiques.

Le Premier ministre Irakli Garibachvili, du parti Rêve géorgien, a assuré que son gouvernement était "mobilisé" pour accomplir ces réformes et obtenir le statut de candidat "le plus vite possible".

La Géorgie veut depuis des années rejoindre l'UE et l'Otan. Sur fond de ces ambitions, une courte guerre l'a opposée en 2008 à la Russie, qui a reconnu dans la foulée l'indépendance de deux territoires séparatistes géorgiens.

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