13.06.22
07:01

"Je n'ai jamais entendu ni un musulman ni un juif dire qu'ils étaient pour la souffrance animale"

Emir Kir, bourgmestre de St Josse, était l'invité de Martin Buxant dans La Matinale.

Il s'est d'abord exprimé sur le résultat des élections législatives en France. La coalition présidentielle, réunie sous l'étiquette Ensemble!, a devancé la gauche unie d'un peu plus de 21.000 voix seulement, sur 23,3 millions de votants au premier tour 

"Mélenchon a réussi à fédérer les mouvements de gauche, avec des sujets comme la fiscalité juste et le pouvoir d'achat. C'est une belle leçon pour Macron".

Une alliance des gauches en Belgique est-elle envisageable ? "C'est difficile de dire qu'on pourrait faire la même chose ici. Mais c'est une leçon pour ceux qui restent dans l'opposition, un signal pour le PTB. A un moment, il faut aussi prendre ses responsabilités. Surtout que sur des sujets précis comme le pouvoir d'achat, il n'y a pas de différence avec le PTB, " rappelle t-il.

Sur l'indexation des loyers et l'inflation supérieure: "Il faut montrer l'exemple avec les logements publics. Chacun doit le faire car la question ne se limite pas au logement. Nous traversons une grave crise globale. Il faut que les gens puissent s'en sortir, pour cela il faut donner de l'aide directe ou plafonner les prix". 

Le bourgmestre est revenu sur la question de l'emploi. "C'est un sujet de campagne pour certains. Il faut former, orienter et plus d'argent pour les formations. Actiris fait un travail considérable. Je pense que la formation doit rester dans le domaine public".

Et dans l'Horeca, le maire se veut optimiste. "Tous les postes vont être occupés car les gens veulent tous travailler".

Exclu du Parti socialiste depuis 2018 pour avoir rompu le cordon sanitaire en recevant, le 4 décembre 2019 une délégation de maires turcs, parmi lesquels deux élus MHP (extrême droite), Emir Kir doit encore patienter avant sa réintégration au sein du PS. "On n'en est pas là. Ca n'a pas été très agréable mais j'ai été soutenu. Je continue d'avoir des contacts au parlement. J'ai encore le temps d'y refléchir".

Pour terminer, il a donné son avis sur l'abattage rituel sans étourdissement des animaux à Bruxelles : "Je crois qu'il faut de la sérénité. Ce n'est pas l'abattage rituel qui est visé mais les communautés. Il faut qu'il y ait un droit de culte, du respect, mais aussi oeuvrer pour le bien être animal. Je n'ai jamais entendu ni un musulman ni un juif dire qu'il étaient pour la souffrance animale. Ne voyons pas derrière ce rituel une volonté quelconque de faire mal".

L'interview est à retrouver en intégralité dans la vidéo ci-dessus

 

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