30.09.21
16:49

"Ma priorité c'est d'investir dans la qualité du service"

Depuis plusieurs jours, la gratuité des transports en commun fait débat. Est-ce possible et souhaitable pour Georges Gilkinet, Vice-premier ministre et ministre de la Mobilité (Ecolo)? "Tout qui appelle à davantage de moyens pour le train est le bienvenu. On est tous ministres du Climat. Après, il faut investir l'argent là où il est le plus utile. Et on doit vraiment réfléchir sur la manière d'attirer la personne qui est pour le moment derrière son volant, dans des embouteillages qui forment des embouteillages, pour pouvoir l'attirer vers le train. C'est ce qu'on fait avec la SNCB avec l'abonnement flexible," explique-t-il au micro de Romuald La Morté.

"Mais ma priorité, c'est d'investir dans la qualité du service parce que c'est ça que les gens attendent. Moi, j'ai trouvé une SNCB où on avait trop peu investi par le passé, ou mal investi quand on fait des gares Calatrava. Et je veux renforcer le service, la qualité du service, la qualité du réseau, plus de trains plus tôt le matin, plus tard le soir, plus fréquents. On doit trouver l'équilibre des politiques tarifaires attractives et un service de qualité. C'est à ça que je travaille dans le cadre du conclave budgétaire. Mes collègues savent que je demande des moyens pour le rail. Parce que ce sont des investissements productifs, un euro investi rapporte 3 euros,  et parce que c'est bon pour le climat, surtout."

"Je pense que les travailleurs de la SNCB ont beaucoup de mérite. Ils sont vraiment restés sur le pont pendant la période du covid, avec des difficultés aussi pour gérer les masques et la distance sociale. Ils ont une attente que je partage et que je porte en tant que ministre de la Mobilité, c'est qu'on investisse dans leur outil de travail, dans la mobilité. C'est dans l'accord de gouvernement. On en a pour des milliards d'euros après des années de désinvestissement. On a déjà obtenu 365 millions d'euros pour des gares plus accessibles, pour renforcer le transport des marchandises, qui est un enjeu environnemental et économique très important. Pour la digitalisation de la gestion du réseau. Et effectivement, j'ai déposé à la table du conclave budgétaire des demandes qui se chiffrent en centaines de millions d'euros. On en verra le résultat dans les prochains jours mais je pense que mes collègues sont alignés. L'accord de gouvernement est clair, il faut davantage de moyens pour le rail, davantage de personnes et de marchandises dans des trains. C'est bon pour le climat, c'est bon pour l'économie, c'est bon pour l'environnement."

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